Travaux de février 2018 au Chantier

l’Hébé sort toute rafraichie du carénage:

les travaux sur le ber continuent

 

et sur l’Aubane avec son pont remis à neuf :

 

et la Thetis se fait reponcer et relooker :

et le Singe revient fidèle:

et « Sisyphe » reprend son labeur et son combat éternel contre les algues:

sans oublier la préparation du Tour à la Voile de l’Etang de Thau pour 2019 avec  JM Vidal et les cousins de Bouzigues entre autres:

nous serons co-organisateurs et en charge de la partie « navires traditionnels »

c’est du sérieux !

photos de Suzanne, Antoine, Philippe et René

Lancement d’un partenariat Concordia – Voile Latine Sète-Bassin de Thau

 

Ce jeudi 22 Février une convention a été signée entre l’association Voile Latine et l’association Concordia.
Cette convention scelle les bases d’un partenariat qui va permettre  la tenue d’un premier chantier international sur notre site de la Plagette puis très certainement bien d’autres.
Du 6 Juin au 27 Juin 2018, huit à dix volontaires issus du monde entier vont participer à la restauration d’un bateau de pêche sur notre chantier.
Le groupe sera encadré par un Animateur de vie de l’Association Concordia.
Luc Gisdal membre du Conseil d’Administration de notre association et initiateur du projet en assurera la coordination
Anne Blanes, adhérente et maître charpentière assurera le suivi technique.
CHANTIER INTERNATIONAL :
C’est un groupe de 8 à 10 adultes venus des 4 coins du monde qui s’engage  sur un projet d’intérêt général aux côtés des habitants et du public local en lien avec la thématique du projet, qu’il soit rural ou urbain.
Deux animateurs accompagnent  le groupe.
Les projets sont toujours d’utilité collective,  ils ont des thématiques très variées : protection de l’environnement, des animaux ou de l’agriculture, rénovation, reconstruction, restauration, animation auprès d’enfants, de jeunes ou de personnes handicapées, organisation d’événements culturels, cours de langue, etc.
Le travail ne nécessite aucune compétence particulière, il s’appuie essentiellement sur la motivation des participants. Les animateurs décident avec le groupe d’un horaire de travail, (ce n’est pas un engagement : l’important restant la réalisation de l’objectif fixé au début du chantier).
De nombreux temps de loisirs, visites, et vie de groupe sont aussi prévus par les animateurs et les partenaires. Durant le chantier international, le participant vit avec des personnes venant de tous horizons ! Il s’engage non seulement à travailler sur un projet d’utilité collective mais aussi à rencontrer, à découvrir, à partager une expérience dans un esprit de groupe international.
Le chantier international permet de faire tomber la barrière des langues et les différences culturelles, invitant le participant à gagner de l’aisance dans une situation interculturelle / internationale.
CONCORDIA : Concordia est une association à but non lucratif
Née, en 1950 suite à la Seconde Guerre Mondiale par la volonté de jeunes anglais, allemands et français de faire renaître les valeurs de tolérance, de paix à travers des chantiers internationaux de bénévoles.
Aujourd’hui encore, Concordia œuvre à défendre ces valeurs. Plus de 65 ans d’expérience dans l’organisation d’échanges internationaux, que ce soit dans le cadre de volontariat à court terme (les chantiers) ou de volontariat à moyen ou long terme.
Les projets  ont pour objectif premier de favoriser les échanges intergénérationnels et interculturels mais aussi de promouvoir d’autres formes d’apprentissage : Concordia s’inscrit dans les valeurs de l’éducation populaire. Ces projets sont de thématiques variées et se tiennent tout au long de l’année en France, et à travers le monde
photos de René

Autour d’une Assemblée Générale

30 ans déjà et toujours là !
Notre association a été fondée en 1988
et nous allons fêter ça en 2018
avec vos têtes et vos bras !

Mais d’abord la préparation de l’A.G. …

Ça commence par un sacré don de Nelly,
des livres sur la mer et les voiliers…puis une aide pour ramener la Damienne en panne de batterieet pourtant Paul a fait un beau chaumard !
pour les amarres c’est primordial !et après une grosse pluie, la réparation des fuiteset des bers par le « master » !

à l’intérieur, la toilette de « Thétis »et l’écran pour la soirée diapos !ça y est ! on a le quorum !TB (sous tous) rapports (?)

une petite « cheville ouvrière »,
Kakine va nous aider pour les 30 anspuis on grignote et buvote en attendant la brasoucadededans les moules,et dehors les moulesmerci Jo, lui seul agit, ici !le bar-poubelle est actifles jeunes de « Concordia »et l’uniforme marin est bien làvers la fin le 1er plan et l’arrière plan accusent la même fatigue  heureusement un C.A. enthousiaste, redressera t-il la situation ?bonne fin de journée !

Photos de Paul, Philippe, René et Marie-O

Lancement de la barque norvégienne

Le 13 janvier 2018

Elle s’appellera Odin ou Thor ou ? Elle flotte et nage…

En attendant le mât du « Singe » est refaitet Nic et Nanette les propriétaires partagent le repas (boeuf bourguignon s’il vous plait !) de Philippenous tirons les Rois traditionnellement et Inke en est la Reinesuivi d’une vaisselle inoubliable !Pendant ce temps le Færing attend dans son écrinremarquer la longueur de la barre, adaptée à la future voile et le petit morceau  en olivier pour la « méditerraniser » !

Elle s’ouvre à la viepuis le cortège accompagne la mariée à ses noces avec la mer,
ici l’étang on réfléchit démocratiquementla bosco-quette la baptise d’un cidre « viking-normand »

le safran se rebelle

Corinne dédaigne l’offre de Joël … et droit dans les filets, ou semble ( le zoom est responsable !)mais la yole de Gilles (d’origine écossaise, et ici du Loch Ness, construite par des élèves de la Segpa) se porte à leur secours !et Thérèse notre petite nouvelle avec enthousiasme et peut-être inconscience s’empressedeux équipes aguerries !au loin Martine résiste à une menace !seront ils drossés sur les rochers ?qu’est ce qu’il a ce safran ? l’a t -il subtilisé ? et dans quel but ? vous le saurez à la prochaine sortie. le « radeau » de l’Yness arrive en conquérant …
Sandrine touche du bois !on dirait qu’ils font semblant ?quelques modifications : faire un petit gouvernail, estrops trop grands, bancs trop rapprochés ?et la touche finale, il nettoie plus blanc que blancconfiante, elle va s’habituer à la Méditerranée…Jacques a complété

Photos d’Antoine , Marie-O et Jacques !

Avant l’année nouvelle

Quelques voeux :

que nos si beaux

mais modestes bateaux

enjolivent encore longtemps nos canaux !

voici une nouvelle barque à caréner, celle de Frank que nous sommes heureux d’accueillir

puis le « Færing », nom de plume « Oselvar » qui a sorti son beau plumage

là , c’est avant la mue…  il sort de sa chrysalide, la carriolepuis on le décape, ponce, passe au minium, puis apparait un dimanche soir, un noir aussi beau que celui de Soulages ( merci Corinne ), et un vert d’une fraîcheur qui va lui porter bonheur, très chic !

finitions en cours …

et bien sûr l’année nouvelle avec nos dévoués bénévoles :

Au poêle, les Voiles Latines cette année ! 

Cliquez pour voir le calendrier

à très bientôt
et que les fêtes soient simples, amicales et aimantes !

Photos de Philippe et Marie-O, montage des photos du calendrier : Fanchon

Les « Encornés » de décembre

« Louise » a été déplacée« Léon » a failli couler !

et le « Færing » se porte bien !

un dessin d’artiste qui va être beaucoup copié

mais surtout un festin se prépare : Joël et Antoine ont pêché les encornets qu’ils, avec l’aide de leurs femmes ( sans qui …)
ont fait cuire ;

au menu : salade de pêcheur et encornets farcis,si, si,
plus tout le reste

Luc, désintéressé, aide Yvon à étaler son pâté de maquereaux

Jacques et Nathalie se demandent si Joël va leur laisser de sa salade

Marité entre autres s’est régalée !

il faut dire que Micheline avec son punch tout droit arrivé de
Martinique y est pour quelque chose !

ça c’est des encornets, mosieur !

Inke ne lève pas les yeux pour ne pas en perdre ! et René lorgne sur l’assiette du voisin !

ils se tiennent encore debout, sauf un !

et pour finir les deux amies chantent « que je t’aime… »
pour honorer Johnny !

Photos d’Antoine, René et Marie-O.

Travailleurs-euses au chantier

23 novembre 2017

ça commence par un objet non identifié
un berceau ? un trésor ?
non, une annexe pliable en tissu ! ! !dehors de grandes traverses SNCF pour réparer les berset un bout du bateau « Santa Espina »dedans, la ruche :
Le Færing est passé au minium par Sabine, Yannick, et Gilles

et Joël trace et scie le safranGérard aiguise à sa guisetandis que Jean-Louis et Anne
s’affairent au relevé des formes de l’Albatroset les tâches les plus humbles récompensent Viviane et Antoineau bureau, c’est du sérieux : Philippe emmagasineet Monique et René comptent et recomptentMarie-O roumègue et Inke l’apaiseheureusement le moment préféré arrive : 22 novembre,
le beaujolais nouveau est là, que faire ?

Luc arrivé le dernier est le premier sur les lieux ! !ça déclenche Jacques et ses Racontars ( lire ceux, homériques de Jorn Riel au Groenland )fascinés ? !en tout cas ouvriers-ères, heureux-ses!

Photos de Philippe et Marie-O

Du Chantier de l’Enfer, Anne est ressortie charpentière

novembre 2017 : elle a bien voulu nous faire part de son année

Retour aux sources !
à Sète au chantier de la Plagette


Photo Voile Latine de Sète et du Bassin de Thau

Photo Pierre Cizeau

Après un an de formation en Bretagne aux Ateliers de l’Enfer de Douarnenez, un CAP de charpentier de marine en poche, je retrouve avec plaisir le chemin du chantier de la plagette à Sète.
Finalement, c’est là que tout avait commencé, du temps de Nanou de Santis, quand on venait gratter la coque du bateau de mon grand-père avec mes cousins, j’étais fascinée par le travail du charpentier. Puis côtoyer l’Association des Voiles Latines de Sète et du Bassin de Thau, qui a su préserver ce chantier mythique,  n’a fait que confirmer mon envie de travailler dans ce milieu.

Avant de partir de Sète, la famille m’offre une panoplie de survie : grand parapluie, bottes et bouillotte !
J’ai largement survécu, je me suis carrément régalée, il a fallut avouer aux sudistes incrédules que j’hésitais à redescendre…

Comment résumer une année où se sont concentrés en un même lieu des passionnés de bois, de mer et de vent, de bateaux, de travail, de voyages, de découvertes et même de pêche ? Aucun des bateaux sur lesquels nous sortions n’avait de moteur, toutes les manœuvres pour sortir du port étaient à la voile et tout le monde trouvait ça normal !

Quel régal le jour de la mise à l’eau de naviguer sur les bateaux que nous avons construits en apprenant les techniques de charpente marine traditionnelles bretonnes et… chinoises. Car cette année le programme de formation comptait un Sampan chinois et un Maquereautier de Saint-Malo.

Photo Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

Pose de la préceinte du maquereautierphoto Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

L’intérieur du squelette, la carlingue, étuvée, est mise en forme aux serre-jointsPhoto Pierre Cizeau

Ponçage du pont, les bordés de pont et de haut de coque sont en pin d’Oregon, les bordés de fond en chêne, il reste à poser les quatre clores pour fermer totalement la coque, qui attend dans cette position
de recevoir son lest en fonte de 800kg.Photo Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

Finition de la coque, après calfatage, on bouche les coutures entre les bordés et les trous de vis au mastic de vitrier mélangé à une peinture de protectionPhoto Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

Débit du mât de 9 mètres en pin d’OregonPhoto Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

Le jour de la mise à l’eau fut une belle fête pour tous,
les 22 charpentiers de marine, les 9 voiliers et les 9 selliers
des Ateliers de l’Enfer accueillis chaleureusement
le temps d’une année parmi les douarnenistes.Photo Mélanie Joubert / Le Chasse-Marée

Un grand merci à Mélanie et Jacques du Chasse-Marée, qui nous ont suivit patiemment toute l’année pour consacrer un bel article à notre année de formation dans le numéro 289, encore visible sur internet.

Texte : Anne
Photos : Le Chasse-Marée

Patrimoine maritime italien

Des visiteurs de notre chantier venus aux journées du Patrimoine de septembre 2017 nous envoient des nouvelles de Venise et sa lagune.

Plus précisément de la « Forcola » ou fourche utilisée depuis des siècles par les gondoliers.

devenue une vraie pièce d’art

un article du 14 juillet 1997 atteste de l’intérêt renouvelé

Et puis il y a l’Adriatique sur laquelle ont navigué des voiliers de transport de marchandises, les « Trabbaccoli » et dont un exemplaire « l’Isola d’Oro » navigue encore à voile aurique, 20 m environ, un équipage de 10 personnes, on peut en voir au musée de Cesenatico vers Ravenne.

en pleine charge

e la nave va … quel beau « Trabbaccolo » !

Grand merci à Christian Casse pour ces photos et documents.