Les étangs zens

Pour le 1er avril, loin des poissons, plutôt les lieux d’où ils viennent.

La barque prise dans le gel attend des jours plus chaleureux

le sel de la terre indispensable, à Aigues Mortes

une nacelle comme un tableau sur l’étang de Bagès

un vol de flamands au-dessus de nos inquiétudes

la splendeur des plumes à l’étang d’Ingril

les reflets des flamands insensibles à nos peurs

c’est la vie en rose qui se reflète

notre pensée s’étend du phare du Roucayrol

à celui des Onglous à l’autre bout de l’étang de Thau

les tables des ostréiculteurs nous illuminent de leurs lampions

la barquette sur l’étang qui étincelle

et sa cousine naviguent de conserve

le bleu se conjugue au blanc

la surface intranquille évoque la mer proche( cf « l’intranquillité » de Pessoa!)

la voile transparente comme un voile de mariée

puis le commencement des ombres chinoises

les filets avancent en procession silencieuse

tandis qu’une caravane attend son ermite

les cormorans noirs se hâtent vers l’orangé du couchant…

extrait de « la zénitude »

Texte et photos de Marie-O

4 réflexions au sujet de « Les étangs zens »

  1. Superbe et toujours si poétique avec le choix des mots en lien avec les photos, quelle harmonie ! Grand merci pour vos respirations zen
    A bientôt
    Clotilde

    1. continue tes exploits poétiques, j’adore tes puits
      photographiques, inspire-nous, et éclate-toi!
      INKE

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