Restaurer n’est pas réparer !

Qu’on se le dise !

Guy BROUET vient d’éditer un ouvrage sur la restauration de Thétis.
250 pages de textes largement illustrés, une leçon de savoir faire pour que la restauration d’un bateau de patrimoine soit menée avec méthode et respect. Tout un état d’esprit nécessaire pour une restauration réussie.

Restaurer un bateau impose de remonter au temps de sa conception, de pénétrer son environnement naturel. La restauration du bussi « Thétis » est l’occasion de vous transmettre une expérience, un vécu. En ce sens, le présent ouvrage est un guide dont chaque chapitre sera une étape de la restauration de votre propre bateau.
Mais à quoi servirait une méthode si elle n’était accompagnée des savoir-faire, modes opératoires et vocabulaire, liés à la charpente navale ? Comment réaliser un devis de tracé et en déduire le plan des formes ? Comment refaire un bordé, en tracer le développé et tenir compte des équerrages ? Comment calculer les caractéristiques d’une coque afin d’y adapter son gréement, sa voilure ?
Ce livre dépasse le cas particulier de « Thétis » et des barquettes méditerranéennes. La démarche, les modes opératoires expliqués et illustrés par d’innombrables photos, schémas et plans, les nombreuses références bibliographiques, permettront à toute personne motivée et passionnée de conduire le travail de restauration de sa propre unité.
Ce travail a fait l’objet d’un dossier de 14 pages sur la revue le Chasse-Marée (CM N°269 de juillet 2015). Vous pouvez aussi vous y référer.
« Thétis » a été classé Bateau d’Intérêt Patrimonial (BIP) vous pouvez le retrouver sur le site de la Fédération du Patrimoine Maritime et Fluvial.

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Préface

Dès l’âge d’or des cathédrales, les compagnons « voyageaient la France »*. Le verbe «Restaurer », premier mot du titre de ce livre fait écho à la devise de ces voyageurs du savoir, ouvriers et apprentis : « Ce qui doit être fait mérite d’être bien fait » car restaurer c’est s’engager.

En charpente navale traditionnelle, restaurer un bateau c’est s’engager à respecter ses règles de conception, ses formes spécifiques, les essences de bois qui constituent sa charpente car il s’agit souvent d’un outil de travail parfaitement adapté aux côtes qu’il fréquente. En cela, la démarche de restauration ne peut être ni considérée ni entreprise comme une simple réparation.

Ainsi les savoir-faire propres à la charpente navale devront s’enrichir de la composante culturelle indispensable pour mener à bien le travail de restauration.

Ce livre vous invite à partager l’histoire de la restauration de Thétis, bussi catalan. Il vous informe sur la démarche mise en œuvre. De la quille aux éléments de gréement et au calcul de la voilure, il livre les raisonnements techniques spécifiques, présente à travers l’exemple les solutions choisies et les modes opératoires. En ce sens il s’agit bien d’un guide. Il vous emmènera de Banyuls à Palamos en passant par l’Escala et le musée maritime de Barcelone. Ce voyage sera votre compagnonnage.

Par sa bibliographie, il vous informera sur les ouvrages de référence, nécessaires pour acquérir les compétences des compagnons charpentiers de marine. Un glossaire des termes techniques vous aidera à acquérir le vocabulaire métier.

Je vous en souhaite bonne lecture.

Guy BROUET

* BARRET et GURGAND,  Ils voyageaient la France, vie et traditions des compagnons du tour de France au XIX siècle.

Format A4, 250 pages, relié, papier mi-mat générique 135g/m2, impression Quadri recto/verso. Couverture 4 pages, pelliculage brillant R, façonnage dos carré collé

Numéro ISBN 9 791069 938427
Prix 24€
Contact et inscription par courriel : guy.brouet@gmail.com

Raid Araur 2019

Pour ce week-End de Pâques la SNAGAT du grau d’Agde a organisé la deuxième édition d’Araur : raid voile aviron.
L’association Voile Latine de Sète y engage 3 bateaux, Yness une yole de Ness, Fleur de Ria un Aven et Rondine Della Laguna un négachi qui viendront se frotter à une flottille de 25 bateaux, tous plus beaux les uns que les autres, menés par des passionnés .

Le vendredi soir nous amarrons sur le bord de l’Hérault.

Le samedi matin les équipages sont fin prêts pour la remontée du fleuve jusqu’à l’écluse ronde.

Pour certains à la voile et pour d’autres à la force des bras !

Yvon la gaffe

Michel donnant les derniers conseils à ses équipiers avant la montée des eaux, les avirons bien raidis sur leurs tolets !

Xavi et Monica venus de Catalogne avec des jambons et des saucissons qui ont eu un franc succès

13 Km de quoi se mettre en appétit !

Une organisation sans faille : la macaronnade nous attendait

pour un déjeuner sur l’herbe

A la sortie du canal, la navigation sur l’étang de Thau

l’équipage de la SNAGAT en pleine action

Jean-Patrick avec son Idéfix

Rondine le plat-bord à fleur d’eau

Yness toutes voiles dehors

L’amourade, le soir, sur la plage des Onglous

D’Jack et son Bay Raider

Nelly et Elisabeth

Dimanche matin changement de programme : la mer étant trop forte, le retour se fera par le canal du Midi pour la plus part des bateaux, ceux de Voile Latine de Sète traverseront l’étang jusqu’au chantier de la Plagette.

Rodolphe Fauquier de Palavas joue les passeurs pour faire traverser le canal à tous les équipages d’une rive à l’autre.

Le départ pour la traversée de l’étang pour Fleur de Ria

Nous faisons du bord à bord avec une Yole de Ness

Rondine taille sa route du côté de Listel

Sous la pluie, avec le sourire

concentré !

en chantant !

Arrivée au chantier de la Plagette escorté par Eric et Corinne

La remise des prix avec l’équipe de la SNAGAT au grand complet

Michel au micro avec une gentillesse pour chacun

Suivi d’une fabuleuse daube dans une ambiance festive et conviviale.
Et des chants endiablés : Les croco.. les croco.. diiiiiles……

Photos de : Roger, Antoine, Nelly, Yvon, Suzanne et Joël.

Adieu à René

René, mon Ami, mon Frère !

C’est le coeur douloureux que nous venons t’adresser ce dernier Adieu !

Tu as appareillé, comme ça, sans nous prévenir, un lendemain de fête. Sans bruit. Pour ton dernier voyage, la voile avait déjà été hissée par le destin. Et nous voilà, nous tes parents et amis, sans toi, éplorés et perdus, comme des naufragés ! Tu as emporté dans tes cales un morceau de nos vies. Tu étais un être de lumière qui rayonnait de générosité, de bienveillance et  de courage, et ton engagement était total en faveur des causes que tu défendais avec une fougue de jeune homme. Pars pavillon haut, René, car tu as tracé sur l’océan de la vie un magnifique sillage !

Avec nous, tes amis de voile latine, tu as partagé fraternellement le pain et le sel, la « chorba » et les lentilles à l’indienne que tu nous préparais, ainsi que le « kéfir » ! Nos repas étaient joyeux et conviviaux grâce à la chaleur de ton sourire qui nous manque déjà.

René, tu n’es plus là, et tu laisses un grand vide, mais ta présence règnera à jamais sur ce chantier de la Plagette pour lequel tu t’es donné sans compter.

Merci d’avoir été dans nos vies un ami fidèle, loyal et généreux. Tu resteras dans nos mémoires et dans nos cœurs !

Adieu René ! Adieu mon Frère !

Les hommes tels que toi ne devraient pas mourir…

J.M.

Association Voile Latine en danger !

Il est temps aujourd’hui de border les voiles, de hisser les couleurs et de se préparer à une navigation difficile.

Lundi 15 Octobre, au cours du Conseil Municipal, a été voté par la majorité municipale une délibération ayant un impact direct sur l’avenir de notre association.

Si le principe du transfert de la gestion de l’État à la ville de la zone maritime de la Plagette nous semble cohérent et ne lève aucune question de notre part, la volonté de la municipalité de lier la rénovation du chantier à l’implantation d’un regroupement associatif nous inquiète grandement et porte un préjudice évident à notre avenir.

Ces inquiétudes sont amplement renforcées par le fait qu’à aucun moment Voile latine n’est citée dans la délibération et au-delà la reconnaissance d’un travail au service du Patrimoine Maritime.

Les relations entre mouvement associatif et institution sont incontestablement complexes et mouvantes. Nos relations avec la ville de Sète n’échappent pas à cette réalité et ce depuis 1998, avec des mers calmes succédant à des mers agitées.

C’est pourquoi dès l’élection en Février 2017 du nouveau Conseil d’Administration nous avons sollicité un rendez-vous avec M. Jean Marie Taillade, Adjoint au Maire Délégué à la Vie associative afin d’indiquer que nous souhaitions que la Ville de Sète soit notre partenaire privilégié dans la vie de notre association, mais que nous ambitionnons également d’être considéré comme le partenaire historique, compétent, et légitime pour le Chantier de la Plagette.

Le 23 Octobre 2017, nous adressions à nouveau un courrier en ce sens à M. le Maire, qui a donné suite quelques mois plus tard en février 2018 à un rdv au cours duquel M. le Maire n’a absolument rien dit sur ses intentions concernant le chantier si ce n’est « nous vous tiendrons informé ».

Suite à cette rencontre déroutante, Le 07 Février 2018, nous avons sollicité auprès du Préfet une autorisation d’occupation temporaire de l’aire du domaine maritime sur laquelle est implanté le Chantier Naval de la Plagette, chantier dont nous sommes propriétaires.

Le 5 juin au cours de la visite du chantier de La Plagette du Sous-Préfet Philippe Nuccio, les élus de la Ville sans aucune pré-information, concertation avec notre association ont remis au représentant de l’État un plan de rénovation du chantier et les statuts d’une nouvelle association gestionnaire du chantier.

Ce dernier épisode a trouvé son épilogue dans la délibération municipale du 15 octobre 2018.

Nous étions 35 adhérents issus du Conseil d’Administration élargi présents durant le débat, debout et silencieux dans le respect des règles démocratiques. Notre présence remarquée a indiqué clairement notre indignation, notre colère, nos craintes.

Lors de la séance de vote, le Maire, rapporteur du projet auprès du Conseil Municipal, a soigneusement évité de mentionner VLSBT et encore moins de préciser quelle serait sa place dans le futur projet municipal.

Nous ne pouvons que nous interroger et nous inquiéter de cette mise à l’écart et de l’absence de reconnaissance du travail patrimonial exécuté par l’association depuis 2002 sur le chantier. Cette action de sauvegarde entreprise depuis plus de 15 ans dans une indifférence assez marquée de la municipalité lui permet aujourd’hui de se préoccuper de ce site qui n’existerait plus à ce jour sans cet engagement associatif.

En conséquence nous vous invitons à réfléchir à toutes les actions de nature à sensibiliser et à infléchir la position municipale. Nous organiserons dans les semaines qui viennent une réunion de l’ensemble des adhérents sur cette question.

Pour l’heure, continuons tous ensemble fermement dans notre démarche de sauvegarde de ce chantier au service du Patrimoine naviguant et à la transmission des gestes, des langages usuels et des savoirs de nos anciens aux générations futures.

Faites connaître nos actions à travers le blog, sensibilisez vos familles, vos amis, vos relations sur le devenir du chantier de la Plagette et sur la position incohérente de la municipalité. Et surtout continuez à venir régulièrement au chantier.

Nous savons pouvoir compter sur votre engagement, sur votre volonté de défendre une certaine idée de ce dernier chantier naval traditionnel de Méditerranée.

Pour le Conseil d’Administration

Philippe Carabasse

Président

Vire vire à Paulilles

3 et 4 septembre 2016

Nous sommes descendus à Paulilles avec « Thétis » et « Fleur de Ria » sur remorques où pas moins de 45 barques traditionnelles participaient à ce rassemblement.

Au menu, un vire vire dans la fabuleuse anse de PaulillesP1030698

P1030711avec la participation de « Thétis » un Bussi CatalanP1030713et de « Fleur de Ria » un Aven BretonP1030719sous le phare du cap BéarP1030715

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P1030721le soir tout le monde rentre à BanyulsP1030724

P1030725le lendemain discussion animée au sujet du gréement de « Thétis »
entre Guy et VicenteP1030743Gérard pour la remise des prixP1030741et préparation pour le retourP1030738

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P1030732un très beau spectacle !

Photo de Joël

Maquereaux à l’escabèche

Juillet 2016

Départ du bateau à 5 h 1/4 le matin, c’est le début de l’aube qui pointe à l’Est

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Les thoniers à quai tels des monstres d’acier…IMG_3608

Le port est encore tout illuminéIMG_3612

du côté de la passe Ouest c’est encore la nuit !IMG_3623

Le soleil se lève sur une mer hachée, avec une houle venant du Sud et un vent d’Est qui lève un méchant caplot à se tordre les tripes !IMG_3625

Une bétaillère venant de Beyrouth croise entre mer et nuagesIMG_3626

Et … le poisson est là ! ! ! des lisettesIMG_3627

Retour au port avec un pont humide d’embrunsIMG_3628

mais contents … les pêcheurs !IMG_3629

Les maquereaux seront préparés en escabècheIMG_3630

étêtés, vidés et découpés en filetsIMG_3631

avec de l’ail, des oignons, du persil
et un peu de piment d’espeletteIMG_3635

les filets revenus à l’huile d’olive d’un côtéIMG_3636

et de l’autreIMG_3637

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on rajoute l’oignon frit, le vinaigre basalmique et quelques feuilles de mentheIMG_3639

servis avec une salade de tomate, concombre et chèvre frais sans oublier… le Turenne BlancIMG_3640

  un vrai délice.IMG_3644

Merci à Sophie pour les photos prises dans des conditions particulièrement difficiles.

Navigation aux Onglous

Le 18 mai 2016

Le rendez-vous est fixé à 9 h devant le chantier.
Yvon avec Hébé, Joël et Jean-Louis avec Chrisylvanat.
Le départ se fera au moteur et nous irons chercher
le vent derrière Rouquairol.Photo0594

Un petit vent de Sud-Est nous mène en un seul bord
jusqu’aux OnglousP1030606

Jean-Louis à la barreP1030607

Le phare signalant l’entrée du canal du MidiPhoto0595

Avec pas mal de bateaux coulésP1030609

Quelques nacellesP1030612

et barquette en boisP1030613

Il y a de tout !P1030610

On regagne l’étang pour le retourP1030608

toujours avec un vent favorable, un seul bord
jusqu’aux usines LafargeP1030617

Ensuite il nous faudra louvoyer pas mal
pour atteindre le chantier avec prise du corp-mort à la voile pure, dans les règles de l’art.

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Belle journée, belle navigation, content, content !

Photos : Joël et Yvon

Les Saintoises de Guadeloupe

Une régate de saintoises à Sainte Rose
Basse terre en Guadeloupe

Carte Guadeloupe

La saintoise traditionnelle est l’œuvre du savoir-faire des charpentiers de marine d’origine bretonne, installés aux Saintes vers le XVIIIe siècle, qui l’ont conçue pour pratiquer la pêche.

Ce canot traditionnel ouvert est en bois, il fait 5,35 m de long sur 1,80 m de large, il est très toilé avec une bome en bambou et un tableau arrière. Les règles de jauge sont très strictes aussi bien pour la construction que pour les équipements.

Les régates sont maintenant très suivies et très appréciées par les habitants de l’île.

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